Electric cycle...Dans le train je croise un Alexandre qui a commence un voyage autour du monde a partir de la Suede ou il a bosse pendant deux ans, et avec un projet original que je vous invite a decouvrir ici . Et il a envie de faire du stop, comme je le comprends…c’est donc a deux qu’on quitte Eerlian apres un controle d’entree en Chine tres decevant (pas une fouille anale, pas une torture rien ; meme ma bouteille d’essence n’a pas eveille leur curiosite…), pour nous retrouver sur une route au milieu de la steppe, et apres moins de trois minutes le fruit des amours contrariees d’une 650cc et d’une remorque nous embarque a fond de balle. Apres une heure et demie de vent dans les cheveux (bon ok dans la barbe) on arrive dans un charmant village, qui s’avere etre…pas du tout ou on croyait =p Pas grave le proprio de la motocharrette flambante neuve qui a perdu la pedale de passage de vitesse avant son centieme kilometre comprend notre affliction, et nous pose a la sortie. Ou en moins de deux minutes un chinois sympathique nous embarque pour deux heures, avant de nous deposer au milieu de nulle part a Yes, egg =)la nuit tombee. Montage de tente sous une pleine lune parfaite, brise nocturne divine, la Chine attaque merveilleusement bien :o)

Le lendemain encore une bonne dose de pouce, et decouverte du star-system. Le principe est d’une desarmante simplicite : prenez deux non-Chinois, deposez-les au milieu d’une ville qu’il ne connaissent forcement pas, et regardez les autochtones s’arreter de vaquer a leurs occupations quotidiennes pour les regarder passer. Si vous voulez forcer le trait faites en sorte qu’ils demandent leur chemin ou qu’il s’arretent pour s’approvisionner en n’importe quoi, et chaque seconde qui passe apporte un nouveau badaud curieux de voir leurs binettes. C’est un peu desarmant au debut mais comme il n’y a pas l’once d’un debut d’agressivite et de grands sourires meme une foule de trente personnes se supporte assez bien. Arrives a Zanghjiakou on est accueillis royalement par Yi qui est aux petits soins avec nous, et hop on recupere Camille a la gare, portant a trois le nombre de francais qui envahissent son humble demeure. Le lendemain visite du bout de la Grande Muraille qui passe dans le coin, avec en bonus un souterrain a l’utilite encore floue mais bien vaste, et le soir vadrouille dans Out of Eerlian, looking for a roadles vieux quartiers de la ville. Pour la suite Alex file a Beijing pour son projet, et Camille a l’excellente idee de me suggerer un plan merveilleusement debile : en arrivant en avion elle a vu un chemin qui a l’air joli et qui serpente dans la montagne, et elle aurait rien contre aller y faire un tour.

Fatalement je vote pour, et munis d’une photocopie d’une carte Google (plus precis est introuvable :p ) zoup un coup de pouce pour se rapprocher de la serpentante sente. Une fois sur place l’autochtone n’a pas trop l’air de comprendre notre projet, du coup pour la peine suivis par une bande de momes survoltes on file planter la tente dans la montagne environnante. Apres moult gesticulations le long de notre route du lendemain on finit par trouver le chemin, et c’est parti pour une petite grimpette, avec vue sur la vallee de serie et pluie en option obligatoire. On finit par trouver le village en question, et apres une pause dej on essaye de rentrer en communication avec ses habitants. Lesquels en plus d’etre surpris sont un peu frileux, et quand j’essaye de leur expliquer mon souhait de dormir chez eux Our first picker-up !c’est l’incomprehension la plus totale. Six tentatives infructueuses plus tard on avise une grotte qui a l’air accueillante, et a l’aide du montage que vous trouverez en photo on s’improvise un anti-scarabee sommaire avant une nuit salutaire. Le lendemain de retour a Zanghjiakou assez vite on essaye d’en sortir a la meme vitesse, mais la moins facile. Nos veilleites de stop sont rapidement mises a mal par la taille de la ville (petite, juste deux millions d’habitants), et comme le train pour Beijing ne coute pas plus de deux euros, on opte pour la solution de facilite…notre Yi rejoint par telephone nous invite gentiment a diner avec lui et une copine, et nous trouve dans la foulee une creche pour la nuit, le pied ! Et des potron-minet radinage a la gare, ou durant quatre bonnes heures on regarde par la fenetre du train les plaines s’elever et verdir, avant de debarquer a…Beijing, mais ca c’est pour le prochain post !

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