Okavango Delta Bush camping

Our group at lion walk7 nov

Vic Falls to Kasane (Botswana)

Depuis que nous sommes à Vic Falls, nous avons dit Adieu à la tente! Quelle tristesse. Nous avons un petit chalet. Deux chambres à coucher, une petite cuisine avec frigo, une salle de bains avec douche et eau tiède. Mais les insectes entrent pareil par la porte et les trous du moustiquaire. Faut faire avec.

Ce matin nous allons faire le « Lion Walk ». Nous avons marché avec 2 lions de 16 mois. Frère et sœur, Casper et Clio. Notre guide nous a parlé de leur mode de vie et du programme pour les élever et les remettre en liberté. Ils sont encore « sauvages » ou semi-sauvages. En fait, le programme a pour but de les réintroduire dans la nature, dans un groupe de lions sauvages. Il y a 20 ans il y avait 250,000 lions en Afrique. Aujourd’hui, il en reste à peine 15,000.

Nous avons marché une heure et demie avec nos 2 amis félins. C’est quand même impressionnant. On nous a donné un bâton. On nous a dit de ne pas les approcher par l’arrière pour ne pas les surprendre. De ne pas les regarder Coucoudans les yeux. Si on les caresse, il faut aller derrière les oreilles et sur le dos. S’ils grognent il faut s’éloigner vite et doucement.

On les approche pour une photo ou deux. Mais pas trop. Ils partent courir et reviennent. Se couchent et se repose. Et nous on apprend sur eux avec notre gentil guide.

À un moment donné, ils partent gambader et la visite est finie. Ensuite on nous sert un délicieux petit déjeuner. Des fruits, céréales, œufs sur une belle table avec une nappe d’un blanc impeccable! En pleine brousse.

Nous revenons à notre campement, retrouvons nos compagnons de voyage et nous partons pour le Botswana.

En route, nous devons arrêter pour les points de contrôle policier. Des passages cloutés portatifs, installés un peu partout le long de la route, comme c’est le cas dans chaque pays. Le plus étrange c’est de devoir arrêter au poste de « Foot and Mouth check point » . Il faut sortir du camion et passer avec nos souliers (en principes tous les souliers que nous possédons) dans un bac pour les désinfecter tandis que le camion passe lui aussi dans un bac pour désinfecter les roues. Julie et ses lionsMais ça, sur la même route. C’est comme si en allant dans le Nord, par exemple on nous fait arrêter à St-Sauveur pour désinfecter nos chaussures et ensuite encore à Tremblant. Très étrange.

À Kasane on fait un safari-bateau. Nous voguons sur la rivière Chobe dans le parc du même nom. Nous avons droit à un magnifique coucher du soleil et on voit quelques animaux : une trentaine d’hippopotames dans l’eau, plein d’éléphants, sur le bord de l’eau et dans l’eau. C’est drôle de les voir traverser la rivière. Les plus petits sont submergés et on ne voit que la trompe, comme le périscope d’un sous-marin. Des aigles, des crocodiles, des antilopes, sables, impala et buffles. Ainsi que des babouins. La scène idéale de ce petit voyage sur la rivière c’est le coucher de soleil avec le ciel en tons orangés, des variations de rouge aussi et avec la silhouette en background d’un troupeau d’éléphants. Quelle belle image. Je suis fatiguée et je me couche tôt (21 h) dans ma tente.

Mardi 8 nov.
Une journée de camion. On arrête une petite heure à Maun pour s’acheter des provisions. On arrive au Situnga Camp. Wow les douches ont SUnset cruise Chobe National Parkde l’eau chaude avec une bonne pression, bien éclairées et en plus, elles sont propres. Ça faisait longtemps que je n’avais eu toutes ces conditions réunies! Les conforts et les luxes sont bien relatifs. Imaginez, je suis toute heureuse d’avoir de l’eau chaude en quantité suffisante.

Mercredi 9 nov. Okavango Delta

Nous partons pour 2 nuits de BUSH CAMP. Là, il n’y a AUCUN confort. Nos guides choisiront un endroit dans la brousse pour installer nos tentes. C’est la première fois que nous campons ailleurs que sur un terrain de camping. Pas de toilette (et je suis menstruée en plus. C’est dégueu!), pas d’électricité. En fait on est tellement dans la brousse que le soir, assis au campement, nous voyons un éléphant passer tout près des tentes.

Mais revenons en arrière un peu. Pour se rendre au point de rencontre pour voguer sur le delta dans des mokoros, des genres de pirogues, il faut faire 2 heures de camion. C’est un camion avec une plateforme ouverte et un long banc en plein centre qui nous amène là-bas. On dirait un truc d’armée. Il faut grimper tant bien que mal, le pied sur un pneu et se hisser. Sunset on ChobePas d’échelle pour nous aider. Nous filons sur la route et hop! Je perds mon chapeau Tilley! Celui que Mom m’a donné en 1995 quand je suis allée en Australie. On frappe sur le vitre pour faire arrêter le chauffeur. Mais il ne comprend pas vite et mon Tilley s’éloigne, rapetisse et diminue jusqu’à être un point à l’horizon. Mais bon il arrête enfin et c’est Dawid, le Namibien, copain de Tanya qui part à la course chercher mon chapeau. Merci Dawid. Il est gentil avec moi et s’occupe de moi. S’assure que je ne manque de rien. Arrivés au point de rencontre, on voit les mokoros et une vingtaine de Botswanais. Personne ne parle mais les Botswanais, hommes et femmes commencent à décharger le camion. Les tentes, les provisions et ensuite nos sacs. Une vrai colonie de fourmis qui s’affairent rapidement et en silence. Ces gens seront nos guides et nos ‘polers’ ce sont eux qui nous pousseront à travers les méandres du delta jusqu’au campement. Un vieux nous choisi Gen et moi. Il embarque notre stock. Installe nos matelas de sol dans le fond et nous fait signe de nous installer au fond du mokoro. Notre groupe part Okavango Delta in the mokoroun à la suite de l’autre. Tout ce qu’on voit, écrasée dans notre embarcation ce sont les hautes herbes qui dansent sous l’effet du vent et le ciel bleu. Silence et calme sont au rendez-vous. IL n’y a pas de stress ici en tout cas.

Après 2 heures assise au fond du mokoro, on a les fesses bien mouillées. C’est pas étanche cette affaire là. En fait, le mokoro est simplement un gros tronc d’arbre évidé.

On arrive à destination. On fait la chaîne pour transporter tout l’équipement au campement Il faut installer les tentes en rond, tout près les unes des autres. Les Botswanais vont faire un feu pour garder les animaux sauvages loin de nous. Une fois installés ceux qui veulent participent à un safari à pied. Oublions la sécurité de notre gros camion. Notre guide, James, est aussi notre ‘poler’. C’est le plus âgé des Botswanais qui nous accompagnent. Il traque les animaux. C’est la première fois qu’on est dans la brousse sans fusil. Tous les autres qui nous accompagnaient, dans les campings, les réserves naturelles, lors de notre marche avec les lions et notre safari à dos d’éléphant avaient une carabine. James n’a rien, Poling on the Deltamême pas un bâton. Serait-ce que nous les blancs on fait tellement de bruit à marcher que les animaux ont peur et s’enfuient et qu’on ne risque rien? En tout cas, James est si maigre que si on est attaqué je suis certaine qu’il s’enfuit et nous laisse en plan. Tout ce qu’on voit ce sont des impalas. Rien de bien dangeureux.

De retour au camp on mange un spaghetti que Hisbon notre cuisinier nous a préparé pendant notre absence. On s’assoit ensuite autour du feu et on jase. Les blancs d’un bord et les noirs de l’autre. C’est dommage mais ils sont gênés et parlent très peu l’anglais. On a essayé de communiquer et d’échanger mais c’est très difficile. Je me couche tôt car on se lève à 5 h demain matin pour une autre randonnée safari.

On déjeune : œufs brouillés avec spaghetti aux tomates en boîte. On part en safari à pied. On a marché pendant 4 heures sans s’arrêter. On a vu des impalas, des zèbres, des girafes et des éléphants. Ils étaient quand même assez loin. Il fallait les jumelles pour bien les voir. On crève aujourd’hui et des petites mouches nous attaquent. James pisteur et polerIl faut garder la bouche fermée sinon on en avale.

Je comprends maintenant pourquoi on s’était levé si tôt. Après midi, y a rien à faire sauf s’écraser à l’ombre ou s’asseoir les fesses dans le Delta à nos risques et périls… serpents et autres indésirables sont une possibilité.

Pour aller aux toilettes… eh bien pas vraiment des toilettes. Nos polers ont creusé un trou d’environ 4 pieds de profondeur. On part avec la pelle et notre papier en direction du trou. On fait nos besoins puis une pelletée de terre recouvre le tout. Je suis allée le soir. Il faisait très noir, je me sentais très seule, on entendait une bête au loin. Vite, vite, le pipi avant de me faire surprendre les culottes à terre par un bête sauvage menaçante. Ce n’est pas le club med les amis.

Après avoir passé l’après-midi à l’ombre, on repart vers 15 h à la recherche des hippopotames. Une demi-heure de mokoro puis 30 minutes de marche. On aperçoit un marais boueux et on entend les grognements des hippos. Regardez nous fait James ils sont là-bas dans le marais. James lui dis-je, nous sommes trop loin, est-ce qu’on ne Hippo du maraispeut pas approcher pour mieux les voir? Ok dit James alors faites comme moi et il enlève ses bottes de marche. Quoi????? Enlever mes bottes et mes chaussettes et marcher pieds nus dans cette vase? Je ne suis pas certaine. J’hésite alors je lui dis non, mes bottes sont imperméables. Je les garde. Il me regarde sceptique. On avance. Plusieurs choisissent de rester ici c’est plus sécuritaire. Nous les téméraires, nous y allons. Après quelques pas dans la bouette, je change d’avis. Ok James, attend j’enlève mes bottes. Je ne fais que penser à mes lectures sur l’Afrique faites avant mon voyage. Il y a plein de petits insectes et vers nuisible à l’humain dans les cours d’eau d’Afrique et si j’attrapais un de ces vers par les pieds. J’ai lu qu’ils pénètrent la peau et attaquent ensuite nos organes. Chassons ces pensées et allons-y. S’il yen avait, James serait chaussé. Voilà. On marche tranquillement, les uns à la suite des autres, en file indienne. Il faut poser chaque pied avec précaution. On cale dans la boue qui semble vouloir nous aspirer tout entier…. À l’aide! Je cale! En fait cette boue m’a aspirée la jambe au complet jusqu’à l’aine! Soirée musicale magiqueJ’essaie de tirer mais j’entends un schllllep, la boue qui m’avale! James! À l’aide! Lui et son copain arrivent vers moi en courant. Ils vont me sortir de là disent-ils. Mais ils sont gros comme des allumettes!!! Incroyable. Ils me tirent de là sans grands efforts. Il faut que je mette le pied EXACTEMENT où James met le sien pas à côté. Ouf! Ça marche nous arrivons sur le bord du marais. On est à 20 mètres des hippopotames. Les grognements sont constants mais ils sont immobiles. Je savoure ce précieux moment. Émerveillée par tant de beauté. Puis je me mets à penser que si ces grosses bêtes décident de charger, je serai l’entrée de leur repas car une des plus lourdes, je risque de caler presque immédiatement. Les plus légers ont plus de chances de s’en sortir. Encore une bonne raison de maigrir! J

On prend quelques photos puis on revient sur nos pas… vraiment sur nos pas. Nous sommes crottés de boue de la tête aux pieds et dire qu’on n’a pas l’eau courante. Ouache!

De retour au camp on se lave comme on peut. Je demande à Hisbon si on peut partager notre repas avec Before we get on the cessnanos polers. Hier, ils mangeaient de leur côté un genre de riz et nous du nôtre. Il semble mal à l’aise. Il dit que tout le groupe doit être d’accord mais qu’il pense que les polers ne voudront pas. Je demande au groupe. Voulez-vous qu’on partage notre repas avec eux? Ils n’ont pas grand chose et on pourrait fraterniser un peu. Tous sont d,accord pour manger moins et partager. Je suis contente. Je presse Hisbon d’aller leur parler et de les inviter. Il revient penaud. Les polers préfèrent manger ce qu’ils ont. Ils ont pêché quelques poissons qu’ils se partageront et comme hier, ils finiront notre bouffe s’il y a des restes. Je ne veux pas leur offrir des restes, je veux qu’il mangent avec nous. Mais rien à faire.
Alors je me résigne. Tout le monde mange à sa faim et ensuite ils viennent gratter nos plats. Le comble c’est qu’ils nous les remettent lavés. Ils ont gratté le fond du plat de riz, collant après avoir mangé les quelques grains qui restaient on lavé la plat, propre comme un sou neuf.

Après la vaisselle et les petites tâches, on s’installe sur nos petites chaises de camping autour du feu et on jase. La nuit est belle et le seul éclairage outre notre feu est la lune. Il fait quand même assez noir.

À un moment donné, nos guides se lèvent et commencent à danser et chanter autour du feu. On a eu droit à un magnifique spectacle. Aucun instrument de musique. Les gens tapaient dans leurs mains et chantaient, faisant moduler les sons avec leur gorge. C’était magique et magnifique. Un des plus beaux spectacles musicaux que j’ai eu la chance d’entendre. Ils chantent tous bien et dansent comme des Dieux. Quel plaisir nous avons eu. Ils sont venus nous chercher par la main pour nous faire danser avec eux. Ces gens s’amusent avec pas grand chose. Les femmes ont pris plusieurs paréos qu’elles ont attachés autour de leur taille. On aurait dit des plumes d’oiseau et elles ont dansé au rythme des champs et battements de mains, se déhanchant à qui mieux mieux. Très sensuel mais pas du tout déplacé. Elles sont venues nous chercher et nous avons dû, chacun notre tour, danser de cette parure. Du moins essayer d’imiter les Botswanaises, se lâcher lousse comme on dit. Très amusant. C’est mieux que de passer la veillée à regarder la T.V.

Vendredi 11 nov.
La saison des pluies vient d’arriver. Il a plu toute la nuit. Tout est trempé. C’est une pluie diluvienne, tropicale. Nous restons sous la tente. Nous attendons que ça se calme pour pouvoir sortir et lever le camp. Nous devions faire une petite marche safari tôt ce matin. Bien sûr c’est annulé. L’heure avance et la pluie ne cesse de marteler notre tente. Elle pénètre lentement la tente. Il faut se lever, sortir. On mange des céréales debout sous notre imper qui n’a pas résisté à tant de pluie. Nous sommes trempées jusqu’aux os, le temps d’avaler notre bol de céréales. En fait, le temps qu’il fallait pour trouver le lait, les céréales étaient déjà trempées de pluie.

On défait la tente, on fait la ligne jusqu’au delta et on embarque le tout dans les mokoros. Il faut faire vite. Il y a 3 pouces d’eau dans le mokoro. James prend un petit récipient de plastique et vide ce qu’il peut. Il s’arrêtera ainsi plusieurs fois pendant le retour pour essayer de vider son embarcation. On a les 2 fesses dans l’eau. On pourrait se plaindre et être misérables mais non! Je chante, j’ail e goût de chanter Signing in the rain, I’m signing in the rain!…C’est le cas de le dire. Les gouttes de pluie sont énormes et rebondissent sur l’eau. On dirait qu’elles dansent. C’est très joli. Je ris, je suis heureuse, la vie est belle mais un peu mouillée. Il n’y a rien qu’on puisse faire, les deux fesses dans l’eau, nous glissons sur l’eau.

Nous arrivons au point de rencontre avec le camion. C’est le même gros camion ouvert qui nous attend. Là ça devient moins agréable. Nous sommes transies de froid. On gèle car le vent nous fouette ainsi que la pluie. Je vais attraper mon coup de mort c’est certain. Le retour est long et pénible. Le pire c’est qu’en arrivant au camping on doit se changer en vitesse car nous avions réservé un tour en avion au dessus du delta. Pas le choix on a déjà payé.

Le Cessna comprend 6 places. Nous survolons le delta et nous voyons les animaux des airs. Une autre perspective. Des rhinocéros, des éléphants, girafes et zèbres. Lorsqu’ils entendent le moteur de notre engin ils se mettent à courir. C’est différent mais pas extra.

De retour au camp on prend un bonne douche tiède (au moins ce n’est pas juste de l’eau froide!) et on se couche tôt. Il faut que nos vêtements sèchent cette nuit. Heureusement nous avons une cabine et on peut étendre nos choses un peu partout. Je plains ceux qui sont dans leur tente mouillée. Nous avons ouvert la nôtre pour la faire sécher.

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